Le mot de la semaine : ISN

Techniquement, ISN n’est pas un mot, mais un acronyme, pour Informatique et Sciences du Numérique, le nom de la nouvelle spécialité qui pourra être proposée dans les lycées en classe de terminale S, à côté des spécialités Maths, Physique, Svt ou Sciences de l’Ingénieur. Ces enseignements, dont le choix de l’un d’entre eux est obligatoire pour un élève de terminale, ont un horaire de deux heures dans l’emploi du temps de l’élève.

Le projet de programme officiel « est construit autour de quatre parties : représentation de l’information, algorithmique, langages/programmation, architectures matérielles. » (source BO n°8 du 13 octobre 2011).

Toujours dans le BO, « l’objectif de l’enseignement de spécialité ISN en classe terminale de la série S n’est pas de former des experts en informatique, mais plutôt de fournir aux élèves quelques notions fondamentales et de les sensibiliser aux questions de société induites. Il s’agit d’un enseignement d’ouverture et de découverte des problématiques actuelles, adapté à la société d’aujourd’hui, qui valorise la créativité et contribue à l’orientation ».

Les classes numériques trouvent leur place naturellement dans l’enseignement de cette nouvelle spécialité, et leur évolution jusqu’en classe de terminale S devrait beaucoup aider au développement de l’ISN au Lycée.

Quelques liens utiles:

Le BO du 13 octobre 2011

L’article du Café Pédagogique sur ce sujet

Les travaux des IREM sur le projet de programme (mars 2011)

Le site « Science Info Lycée » 

Un site rempli d’infos et de pistes pour l’application du programme

Actualité : manuel numérique

Le manuel numérique d’actualité. Un article du Monde et une analyse du Café Pédagogique se répondent cette semaine sur la place du manuel numérique en classe. Passons rapidement sur le premier qui comme de coutume accumule des chiffres qui au final ne veulent rien dire. On y apprend que « un enseignant sur 5″ utilise un manuel numérique (mais comment et pour faire quoi?) et qu’au final 92% des élèves y accèdent par vidéoprojection en classe… Autrement dit, l’enseignant montre en grand ce que les élèves ont face à eux en petit. Une vraie révolution, on vous dit!

Comme le souligne François Jarraud dans son éditorial, pas de quoi bouleverser le travail en classe tant que le manuel sera d’abord pensé pour les enseignants au lieu de l’être pour les élèves.

J’ai testé l’an passé le manuel numérique en histoire en seconde. Nous avons donc acheté le manuel papier puis payé les droits pour accéder aux manuels élèves. Attention, l’usine à gaz est en marche. Chaque élève s’est vu attribuer par le gentil administrateur -moi – un code, valable un an. Déchainement des élèves : « Encore un identifiant et un mot de passe!!!! »  Précision supplémentaire : le gentil administrateur doit redistribuer les codes à la rentrée à sa nouvelle classe de seconde ou à ses collègues qui referont la distribution à leurs élèves. Et là, très très mauvaise surprise, les élèves ne peuvent pas télécharger en format .pdf le manuel – quels naïfs sommes-nous -. Ils doivent installer un émulateur qui permet de lire le manuel en ligne… C’est là qu’on rigole : prenez le manuel à la page 12… Et bien 10 mn plus tard, deux élèves sur 24 n’ont toujours pas accédé à ladite page. Quant à la version professeur, impossible de l’installer sur le réseau : on ne peut l’installer que sur de postes fixes… et seulement sur 3 d’entre eux. Et comme je n’ai pas toujours cours au même endroit…

Au final, je ne suis pas du tout convaincu!  Et mon scanner tourne à plein régime.

L’article du monde

L’article du café pédagogique

Le rapport (2010) de l’IG sur les manuels numériques

Logiciels pour le cours de mathématiques

Dans la page « Logiciels » de la partie Mathématiques, je présente quelques programmes qui me paraissent indispensables pour le cours de mathématiques, que ce soit en classe numérique ou pas.

Cette liste contient des logiciels libres et gratuits, ainsi qu’une page internet proposant un émulateur de calculatrice graphique, à projeter en classe.

Aussi, au fur et à mesure de l’évolution de ce site, je proposerai divers tutoriels sur l’utilisation en classe de mathématiques de ces programmes.

Le mot de la semaine : web 2.0

La subtilité vous avait peut-être échappée, mais nous sommes entrés au milieu des années 2000 dans l’ère du web 2.0, faisant de l’ère précédente celle du web 1.0 : la numération n’a absolument rien de réel, mais elle parodie celle des systèmes d’exploitations ou des versions de logiciels comme Mac OS 10.7.2 ou Freemind 0.9.0.

Une fois n’est pas coutume, un wiki (un futur mot de la semaine) vous dit tout sur le web 2.0, mais ce que l’on peut retenir, c’est le rôle joué par les réseaux sociaux dans la popularité de ces applications développées sous forme d’interfaces ou de portails. L’idée est de permettre à l’utilisateur de participer à l’élaboration de contenus et à leur contrôle sans qu’il ait besoin de connaissances techniques importantes. Les blogs, les portails, les sites participatifs en sont de bons exemples. En écrivant ce billet, j’ai soudain en tête des échos de la campagne menée par Ségolène Royal en 2007 qui avait surfé sur le web 2.0 en parlant de démocratie participative et d’expertise citoyenne. Plus efficaces certainement – mais sans doute amplifiées par les médias eux-mêmes web 2.0 – furent les actions menées par les applications du web 2.0 dans ce que l’on a appelé cette année les révolutions arabes. On le voit, le web 2.0 est comme souvent avec le numérique au coeur de discours idéologiques. Reste à séparer le bon grain de l’ivraie.

L’auteur de ce billet qui a sué sang et eau à élaborer un site de mutualisation pédagogique avec dreamweaver peut cependant vous dire que les applications du web 2.0 qui permettent l’élaboration de ce carnet de bord sont d’une simplicité enfantine en comparaison. Plus exactement, les difficultés sont déplacées sur la production des informations plutôt que sur la mise en ligne. Ce qui est sans doute le plus important, et qui devrait inspirer nombre de nos élèves!

Le mot de la semaine : widget

Déjà que j’ai du mal avec la profusion des mots en anglais dans le monde des TUIC et les néologismes en toujours, mais si en plus on y rajoute les contractions de mots en anglais, j’abandonne.

Alors widget? Rien à voir bien sûr avec une fille cadette de la famille Jones. Widget vient en effet de la contraction de window (fenêtre) et de gadget. Dans le monde du web première génération, les widgets étaient tous ces petits outils que l’on pouvait insérer dans une interface graphique (les menus déroulements, les boutons, etc…). A l’heure du web 2.0, ce sont tous ces petits outils qui vous permettent d’obtenir des informations comme la météo, les taux de change, le bloc note, un dictionnaire.

Les adeptes d’Apple les ont découvertes dans l’application Dashboard et depuis ils animent netvibes ou les smartphones. Il existe désormais des centaines de widgets!

PS : toutes mes excuses sur l’allusion à Bridget Jones, c’est sans doute la forme journalistique de ce blog qui me fait dérailler ce lundi matin.

Evaluer l’oral grâce aux TUIC (1)

Cette année, c’est décidé, je m’y mets vraiment. Finies mes velléités d’interroger à l’oral un élève devant le reste de la classe 5 minutes en début d’heure pendant lesquelles je ne savais pas vraiment ce que j’évaluais : la capacité de résistance au stress, la qualité d’un oral peu construit et ressemblant à un quizz question/réponse, le niveau des connaissances apprises à la maison, la qualité de la mémorisation lors du cours précédent etc… Avec le sentiment d’aléatoire : pourquoi elle aujourd’hui et pas lui? Et confessons-le, mon incapacité à maintenir le rythme des interrogations toute l’année. Alors que faire? Je reste convaincu que l’oral est le parent pauvre de notre enseignement. Que dire lorsque plus de 90% des élèves de la classe ne sont pas francophones de langue maternelle! Je me suis donc lancé. Objectif : 1 exercice oral toutes les 3 semaines associé bien sûr à un travail de fond sur les connaissances et compétences du programme.

Les conditions de réalisation.
Les conditions de correction
Tutoriel vidéo : corriger sur moodle
  • 1.Le professeur entre dans l’espace dépôt de fichiers puis, en cliquant sur le document, le télécharge sur son ordinateur pour pouvoir le lire avec un logiciel de lecture audio, par exemple itunes.
  • 2. A partir d’un document texte tout simple pré-renseigné, il complète les remarques au cours de l’écoute. Il peut faire une pause dans la lecture de la piste audio pour prendre le temps d’écrire ses remarques.
  • 3. Une fois terminé, il fait un copier-coller de ses remarques dans la case commentaire de moodle et y fait figurer la note.
Les critères de réalisation
  • organiser une réponse en plusieurs parties
  • mobiliser des connaissances
  • utiliser des connecteurs logiques
  • argumenter les affirmations en développant des exemples
  • utiliser un vocabulaire spécifique
  • produire une piste son
Les critères d’évaluation
  • la logique de l’organisation
  • l’exactitude, le volume et la pertinence des connaissances présentées
  • la présence, la variété et la pertinence des connecteurs logiques
  • la présence, l’exactitude, la pertinence, la richesse du vocabulaire spécifique utilisé
  • la diversité et le volume de développement des exemples
  • la fluidité de l’oral
  • la clarté de l’oral (articulation, audibilité)
  • le respect de la syntaxe
  • la qualité technique de l’enregistrement
Le sujets de ce premier travail portait sur « Les inégalités de développement à toutes les échelles ». Pour corriger cette 1ère vague d’oral, j’ai passé 2H30 environ à écouter et corriger les productions de mes élèves. Résultats plutôt encourageants, j’arrive à une moyenne de 14 sur ce premier exercice ! Les élèves semblent avoir été davantage attentifs à la qualité de leur français oral… en tout cas plus qu’ils le sont à celle de leur français écrit dans leurs productions. Expérience à suivre. A voir comment préciser les critères de l’oral et relier ce travail avec les groupes d’accompagnement personnalisé qui travaillent sur l’oral.

Moodle : mise à jour du tutoriel

Après quelques heures de bataille numérique, le tutoriel moodle est en ligne. Les premières compétences sont donc présentées dans la page formation. D’autres compétences seront présentées au fur et à mesure de mes avancées dans l’utilisation de la plateforme. Ces vidéos ont été réalisées sur un ordinateur Macbook Pro, Système 10.6, Navigateur Firefox. Chaque compétence est illustrée par un tutoriel. En cliquant sur l’étoile en bas à droite de chaque écran, vous pourrez visionner le tutoriel en plein écran.

Le mot de la semaine : netvibes

« T’as un netvibes? » Après avoir fait répété trois fois cette question à ma voisine lors d’un stage lénifiant, je réponds par la négative. Je n’ai pas ce qui se traduirait par « ambiances du net ». Quelques explications plus tard et un détour par wikipédia et le site officiel de cette application, j’ai désormais moi aussi mon « netvibes ».

Netvibes est donc un portail web personnalisable créé par deux français, mais si, mais si, c’est possible.

L’idée est simple. Permettre à chaque utilisateur de créer un portail public et un portail privé avec les ressources web de son choix. Chaque portail est composé de modules, représentés par des blocs rectangulaires, qui mettent en relation avec d’autres sites, mais aussi des réseaux sociaux, un compte mail POP, etc…).

En France, netvibes est surtout utilisé par les CDI. Vous trouverez ici des dizaines d’exemples de CDI de l’académie de Toulouse. Les différents widgets disponibles sont recensés sur ce site. Tiens widget… un autre mot pour la prochaine semaine.

A vous de jouer. En attendant des tutoriels dans la partie formation, je ne peux que vous inviter à vous lancer. En bonus, une ébauche de netvibes en histoire-géo pour la classe de seconde, vraiment une ébauche. Cela fera l’objet d’un compte-rendu ultérieur.

Tutoriel: VieScolaire.net

Le site internet VieScolaire.net est une plateforme utilisée par le Lycée Français de Mexico pour l’entrée des notes, des absences, consulter les emplois du temps et aussi entrer le cahier de textes electronique, ce qui est obligatoire depuis la rentrée 2011 (comme indiqué dans ce texte officiel sur le site Eduscol).

Le tutoriel contient 11 vidéos, qui couvrent tous les thèmes cités ci-dessus. Il est visible sur cette page.

Webclasseur : mise à jour du tutoriel

Ca y est! L’essentiel du tutoriel du webclasseur est désormais accessible en page formation. Il a été réalisé à partir du logiciel Snapzshot Pro X : les vidéos ont été sauvegardées au format .mov, puis convertis en format .mp4 destiné au web grâce à un logiciel de conversion gratuit qui est Real player converter. Il est possible de personnaliser la qualité de l’image en fonction du débit de la connexion internet. Après moults essais, j’ai choisi 6,5 Mbps ce qui permet à la plupart des internautes de lire ces vidéos sans qu’elles ne se bloquent.

Chaque vidéo illustre  une compétence. En cliquant sur l’étoile en bas à droite de chaque écran, vous pourrez visionner le tutoriel en plein écran.

Une petite idée du sommaire.

  1. Se connecter au web classeur
  2. Changer son mot de passe de connexion
  3. Présentation des 4 espaces accessibles aux professeurs
  4. Présentation des 2 espaces accessibles aux élèves
  5. Consulter l’espace individuel d’un élève
  6. Organiser  son espace personnel en créant des dossiers
  7. Déposer un document dans un dossier de son espace personnel
  8. Déposer un document dans l’espace équipe
  9. Copier du document ou un dossier d’un espace à l’autre
  10. Supprimer un document ou un dossier dans un espace
  11. Accéder aux ressources de l’ONISEP
  12. Tchater en direct  avec un conseiller d’orientation
  13. Utiliser la messagerie du webclasseur

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