Le mot de la semaine: Médias Sociaux

Le mot média est, en latin, le pluriel de medium, « intermédiaire » ou « milieu ». Là où les médias se chargent depuis très longtemps de diffuser des informations, les médias sociaux complètent cette tâche par une interaction très grande entre les utilisateurs qui deviennent donc eux-même émetteurs d’informations. On parle de « média généré par l’utilisateur » (« Consumer Generated Media » dans la langue de Shakespeare).

Pour qu’un particulier puisse avoir les ressources suffisantes pour toucher un grand nombre de personnes il faut une intervention technologique importante. Depuis l’avènement de l’internet, qui réduit les interactions entre deux personnes éloignées de plusieurs milliers de kilomètres à quelques millisecondes, il est très facile pour Mr X ou Mme Y de partager  ses opinions, du son ou des images. Le développement des médias sociaux a été amplifié il y a quelques années par l’apparition du Web 2.0 qui a hautement simplifié la création de contenus par les utilisateurs d’internet sans aucunes connaissances en informatique (voir le mot de la semaine à ce sujet).

Le dessin ci-dessous résume bien la différence entre médias et médias sociaux:

Selon Andreas Kaplan et Michael Haenlein, deux professeurs de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris, il existe 6 types de médias sociaux qu’ils ont d’ailleurs classés de la façon suivante (Source: The Challenges and Opportunities of Social Media, Andreas Kaplan & Michael Haenlein, 2010):

Présence Sociale – Richesse des Contenus

Faible Moyenne Forte

Divulgation des informations privées

Forte

Blogs et Microblogs

(ex: Twitter)

Réseaux Sociaux(ex: Facebook) Mondes de Réalité Virtuelle(ex: Second Life)
Faible Projets Collaboratifs(ex: Wikipedia) Communautés de Contenus(ex: Youtube)

Mondes de Jeux Virtuels

(ex: World of Warcraft)

L’actualité de l’année 2011, marquée par le Printemps Arabe, les mouvements  Occupy Wall street, ou encore la fermeture du site Megaupload début 2012 auront montré l’importance des médias sociaux dans l’organisation des centaines de manifestations ayant bouleversé l’Histoire et fait fléchir quelques gouvernements, un phénomène qui ne risque pas de diminuer dans les années qui viennent.

Un site rempli d’informations sur ce thème: mediassociaux.fr

« 2011, l’année des médias sociaux ? » ou « 2011, l’année des médias sociaux ! »

Enfin, quelques statistiques ici.

 

Arrêt sur site : Framasoft

« La route est longue, mais la voie est libre ». « Issu du monde éducatif, Framasoft est un réseau de sites web collaboratifs à géométrie variable dont le dénominateur commun est le logiciel libre. Il vise à diffuser le logiciel libre et à le faire connaître auprès du plus large public » (source: page d’accueil du site Framasoft).

Framasoft est aujourd’hui l’une des principales ressources  francophones concernant le logiciel libre (voir le Mot de la semaine sur ce sujet). Ce site permet de trouver d’innombrables informations pour ceux qui souhaitent remplacer leurs logiciels propriétaires par des logiciels libres. Aussi, on y trouve un grand nombre d’informations sur le système d’exploitation Linux, le concurrent  libre de Windows de Microsoft. Le site a été créé fin 2001.

Au fil des pages de ce site, on y trouve un annuaire contenant des centaines de logiciels libres de tous types, ainsi que des dizaines de tutoriels concernant certains de ces logiciels (disponibles en téléchargement).

Le mot de la semaine: Logiciel Libre

Les logiciels dits « libres », à ne pas confondre avec « gratuits », sont des programmes conçus par des individuels ou des groupes de personnes qui autorisent ensuite toute modification du « code source » du programme et le partage du logiciel. En anglais, on les appelle « Open Source Software ».

Les autres programmes sont généralement appelés « logiciels propriétaires », fabriqués par des entreprises qui les commercialisent ou les offrent en téléchargement gratuit mais dont ils restent les seuls possesseurs du code source. Par exemple, Windows, de Microsoft, est un logiciel propriétaire, car même si vous achetez une version de ce système d’exploitation avec votre ordinateur, vous n’avez pas le droit de modifier le programme, de l’installer sur un autre ordinateur ou de le partager avec une autre personne (cela serait du piratage).

Par opposition, Linux, de plus en plus connu (c’est celui avec le pingouin), est un système d’exploitation libre, tout à chacun peut modifier le code source et créer sa propre version de Linux. Quand vous téléchargez un logiciel libre et que vous le donnez à une autre personne, ce n’est pas du piratage, c’est appelé du partage.

Les conditions d’utilisation des logiciels libres sont définies par la General Public Licence, du groupe appelé GNU (voir Le Projet GNU).

Un logiciel est « libre » si il vérifie ces quatre règles:

  • Vous avez la liberté de l’exécuter comme vous le voulez.
  • Vous avez la liberté de modifier le programme afin qu’il corresponde mieux à vos besoins (dans la pratique, pouvoir accéder au code source).
  • Vous disposez de la liberté d’en redistribuer des copies.
  • Vous avez la liberté de distribuer des versions modifiées du programme, afin que la communauté puisse bénéficier de vos améliorations.

II est donc clair que les logiciels libres sont au coeur du projet de classe numérique, ils permettent une distribution des programmes nécessaires à l’ensemble des élèves, qui n’ont que l’investissement financier de l’ordinateur à réaliser. Une liste importante des logiciels libres disponibles en français (ou en anglais) se trouve ici. Voir aussi la liste des logiciels utilisés en classe numérique au LFM.

Quelques liens:

La Free Software Foudation Europe, une association a but non-lucratif dédiée à la promotion des logiciels libres.

L’association April, qui a pour but de promouvoir et défendre le logiciel libre.

Le site Framasoft, indispensable pour tout comprendre sur le libre et qui possède une base de données de centaines de logiciels libres.

LibreOffice, indispensable.

Le logiciel libre en éducation

La plateforme G.R.R.

GRR est l’acronyme de Gestion et Réservation des Ressources. Il s’agit d’une plateforme, sous licence libre et gratuite, utilisée au Lycée Franco Mexicain pour gérer, par exemple, les réservations des salles informatiques, des salles Exao en Svt et en Sciences Physiques, du matériel proposé par le lycée (projecteurs, caméras de vidéo), des activités hors emploi du temps des classes, ou encore du calendrier de la fête des sciences et de la fête des arts. La connexion se fait avec le même identifiant et le même mot de passe que pour l’email professionnel, cliquer ici pour y accéder.

Des tutoriels en vidéo (au nombre de 7) sont proposés sur cette page (pour pouvoir, par exemple, faire une réservation, la supprimer, la rendre périodique, réserver plusieurs ressources en même temps, etc…)

Classes numériques en 3 minutes chrono!

Rien de tel qu’un galop d’essai par le professeur en vacances avant de se lancer en « live » dans une activité de production TUIC avec ses élèves. En attendant donc Atlanta et ses reportages « made by 2nde 9″, un petit film sans prétention pour expliquer en 3 minutes en quoi consiste le projet classes numériques au Lycée franco-mexicain. Tout n’est pas encore parfait, notamment la bande son, mais je crois ce travail présentable en ligne.

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Evaluer l’oral grâce aux TUICs (3)

Evidemment, cela se complique… Mes élèves sont en train de réaliser par équipe de 2  le travail prévu pour le traitement du thème 2 du programme d’ECJS de 2nde « Le citoyen et la loi ». Parmi les compétences à mobiliser

- sélectionner des informations dans des documents

- confronter des informations

- hiérarchiser et classes des informations

De plus, ils doivent donner à leur production orale (5 à 8 mn) la forme d’un reportage radio revenant sur les circonstances du vote d’une grande loi de la République. Le plan a été imposé : (1) accroche, (2) présentation du contenu de la loi, (3) rappel des motivations ayant poussé le gouvernement de l’époque à faire voter cette loi, (4) conditions de vote de cette loi et finalement postérité (5) de ce texte de loi en montrant en quoi la loi a-t-elle une capacité à modifier la société. Le reportage se termine par une formule de conclusion (6).

Les élèves jouent donc a priori le rôle de journaliste dans ce reportage. Ils sont cependant autorisés à jouer le rôle d’une personnalité politique ou peuvent également insérer les documents sonores qui leur paraissent pertinents.

Compétences TUICs nécessaires déjà maîtrisées par tous les élèves

- s’enregistrer avec audacity

- exporter un « fichier .aup » en format .wav ou .aiff

- convertir un « fichier son » en .mp3

- déposer un « fichier son » sur moodle

Compétences à découvrir

- télécharger un reportage diffusé sur un site internet sous forme de « fichier video »

- convertir un « fichier video » de type « youtube » en « fichier son »

- insérer un « fichier son » dans audacity

- couper un fichier

- composer un reportage à partir de différents fichiers « sons »

- superposer deux bandes sons

Le tutoriel qui revient sur l’ensemble de ces nouvelles compétences est présenté ici. J’espère que mes élèves y trouveront une aide efficace. Pendant ce temps, je cherche toujours une solution pour ma station de radio numérique. A suivre…

 

Saint-Valentin : un peu de tendresse dans le monde numérique

Au départ de  notre rubrique « mot de la semaine », nous nous demandions avec Vincent si nous aurions suffisamment de mots à nous mettre sous le clavier pour animer cette rubrique. 3 mois plus tard, le constat est sans appel : l’actualité ne cesse d’alimenter notre liste en attente de mot de la semaine. Aujourd’hui, jour de la Saint-Valentin, fête ô combien célébrée à Mexico, je tombe sur l’animation du moteur de recherche « google », animation vidéo qui est en fait un « doodle« .

Il s’agit en fait de l’habillage temporaire du logo rouge, bleu, jaune et vert du moteur de recherche, habillage qui varie selon l’actualité. J’en ai profité pour élargir mon vocabulaire puisque « Doodle » signifie « gribouillage » en anglais. Au départ simple image fixe, les « doodles » se sont peu à peu animés. Parmi les plus célèbres, les dodues sur Freddy Mercury, Charlie Chaplin, John Lennon, Jingle Bells et celui qui fera sans doute date par sa malice sur la Saint-Valentin.

Le mot de la semaine: Streaming

Difficile ces dernières semaines de ne pas avoir entendu parler de « Megaupload », dont la fermeture a été commentée aux quatre coins de la planète. C’est l’occasion de nous arrêter sur le mot « Streaming », qui est la traduction de « courant » ou « flux ».

Il signifie en informatique la diffusion en lecture continue d’un fichier son ou d’une vidéo par internet, sans stockage définitif sur l’ordinateur, par opposition à son téléchargement physique sur le disque dur pour une durée indéterminée. Son équivalent français est la « Diffusion en Flux » (selon la Commission Générale de Terminologie et de Néologie)

Généralement, une partie de la vidéo ou du son est en fait téléchargée sur le disque dans un répertoire temporaire, ou dans une « mémoire tampon » puis effacée automatiquement une fois terminée la reproduction du fichier. Cela explique généralement le délai de quelques secondes entre la sélection du fichier et sa reproduction.

Ce principe est notamment utilisé par Youtube, Vimeo, Dailymotion, Netflix ou beaucoup d’autres sites internet, et c’est celui utilisé par les tutoriels présents sur le site classesnumériques.net. C’est aussi ce qui a mené à la fermeture du site Megaupload qui proposait des films entiers et des séries télévisées en streaming sans se soucier des droits d’auteurs… Certains proposent des diffusions en flux de façon gratuite, comme Youtube (qui semble assez vigilant sur le respect des droits d’auteurs), d’autres de manière payante (Netflix).

Il existe aussi différentes façons de conserver les vidéos ou les sons téléchargés en streaming. Des logiciels gratuits ou payants permettent d’effectuer cette tâche (comme VLC Media Player), ainsi que certains sites internet. Par exemple, le site KeepVid (voir le tutoriel à ce sujet) permet de conserver sur son ordinateur des vidéos ou des sons téléchargés depuis des dizaines de sites de diffusion en flux.

Le mot de la semaine : IANTE

Décidément le monde des TUICs n’en finit pas de donner le jour à de nouveaux acronymes. A l’occasion de l’élaboration de la première lettre d’information – j’essaie d’éviter d’écrire newsletter – j’ai découvert IANTE pour Interlocuteur Académique pour les Nouvelles Technologies de L’Education. Ces collègues, désignés par les IPR dans chaque académie et pour chaque discipline, sont un peu le grands manitous du numérique dans l’académie. Le site académique d’Amiens précise que le collègue IANTE « participe au niveau académique aux axes de la politique nationale pour sa discipline, il  anime le réseau des professeurs qui s’intéressent à ces technologies, peut organiser des stages (dans le cadre du PAF), aide les enseignants qui utilisent ces technologies, coordonne l’alimentation du serveur de la discipline en ressources pédagogiques (même celles qui n’utilisent pas les TIC) en actualisant par exemple la base Educnet. » Le site ne dit pas si ce collègue bénéficie d’un temps de décharge – rêvons, rêvons -, mais il croit bon de préciser « Cela ne signifie pas qu’il doive alimenter à lui seul la base de ressources ! ». On ne serait mieux dire…

C’est finalement le même appel du pied que je lance aux collègues lecteurs de ce site qui auraient fini d’alimenter ces colonnes par un billet d’humeur, une proposition pédagogique, une présentation d’un site. Il suffit d’envoyer vos productions ici! Bonne semaine et un salut à tous les IANTEs destinataires la première newsletter – je n’ai pas résisté longtemps -

PS : Annabelle PAILLERY, de l’académie de Créteil,  me signale très gentillement par courriel qu’elle est bien lectrice de notre lettre d’information – youpi, cela prouve que l’envoi de la lettre à tous les IANTEs de France a fonctionné -, mais qu’entretemps l’acronyme IANTE est devenu IATICE! Merci à vous pour cette information. Une suggestion pour l’AEFE : à quand des IATICEs par grande zone du réseau?

Séance de travail (1)

Première séance de travail organisé ce soir après le repas. Les élèves ont été repartis en 5 groupes qui vont travailler sur les thèmes suivants : Atlanta et le développement durable, Atlanta, ville touristique; Atlanta, ville américaine;  Atlanta entre passé et avenir; Atlanta, ouverte sur le monde

L’objectif de ce travail est de produire en anglais des productions numériques : un débat contradictoire, un reportage de terrain de type journal télévisé et enfin un commentaire d’un diaporama.

La séance débute ce soir par une analyse des sujets et la recherche de questions problématiques. Pas simple bien sûr, mais les élèves s’y mettent courageusement. Vers 22 heures, fin du remue-méninges, montée dans les chambres. Demain, programme chargé : visite de Georgia Aquarium et d’un mall… certaines jeunes filles ont les yeux qui se mettent à briller très fort à l’évocation de l’après-midi qui s’annonce. Et soyons honnête des garçons aussi!