Le mot de la semaine: PearlTrees

Pearltrees est un nouveau concept (d’origine française) qui consiste à partager en ligne ses favoris et à les organiser sous forme d’arbres dont chaque branche peut contenir des favoris ou des sous-branches. Ce concept est nouveau dans le sens où, jusque maintenant, on ne pouvait partager ses favoris que comme des liens d’une page vers une autre, sans réelle organisation.

Là, l’internaute peut voir comment sont liés les sites les uns aux autres, comme un organigramme. On peut s’inscrire sur le site (gratuitement) et commencer à créer son propre Pearltree, ou alors consulter des Pearltrees déjà crées.

 

En cliquant ici, vous verrez un exemple de Pearltree d’une professeure de Mathématiques, sur l’évaluation en collège (socle et évaluations nationales).

Ici, un Pearltree sur les Monty Python, pour les fans :-)

L’article de Wikipedia sur ce phénomène.

 

Site coup de coeur: Ted.com

Je ne résiste pas à la tentation de vous faire partager ce site, Ted.com, découvert il y a peu, qui s’éloigne un peu du thème des classes numériques mais qui vaut vraiment un détour.

Il s’agit d’un site rassemblant des centaines de conférences de très bon niveau, filmées et disponibles sur le net, classées par thèmes, la très grande majorité en anglais mais un système de traduction est disponible sur la page.

Le mot de la semaine: Mot de passe

Premier article d’une série sur « La sécurité sur le Net »,  nous nous intéresserons aujourd’hui au Mot de Passe, comment cela fonctionne, quel est le meilleur possible, avec quelle fréquence le changer, ainsi que quelques recommandations sur comment fabriquer un mot de passe efficace.

Sans tomber dans la paranoïa, il existe aujourd’hui une foule de raisons pour lesquelles un inconnu peut vouloir avoir accès à votre compte, email ou autre… Par exemple, pour utiliser votre boite email comme un émetteur de spam (ces emails « poubelle » que nous recevons tous chaque jour), ou pour voir des informations sur votre vie privée, tout cela sans parler des conséquences que peut avoir l’accès par un pirate informatique à votre compte en banque ou votre carte de crédit sur internet…

Aussi, il ne faut pas nécessairement imaginer un individu devant son ordinateur en train d’essayer de trouver votre mot de passe; ces tentatives sont généralement faites par des ordinateurs programmés pour cette tâche (appelés des « robots »), qui peuvent essayer des milliers de combinaisons en quelques secondes.

Pour contrer ces « robots », il est recommandé de mélanger dans votre mot de passe les différents types de caractères. Par exemple, des majuscules, des minuscules, des chiffres, des symboles (le point, le tiret, et…). Même si beaucoup de sites vous proposent une longueur minimum pour le mot de passe, celui-ci peut être beaucoup plus long (10 ou 15 caractères). Par exemple, il faudra quelques secondes à un ordinateur pour trouver le mot de passe si celui-ci est composé de seulement 4 chiffres (10*10*10*10=10000 combinaisons possibles…), ou de seulement 4 lettres (26*26*26*26=456976 combinaisons). Mais un mot de passe contenant 10 caractères, dont des lettres, avec des majuscules et minuscules, des chiffres et des symboles, prendrais des jours à découvrir. Donc à moins que vous ne travaillez pour la défense nationale, difficile d’imaginer un ordinateur entièrement dédié pendant des jours à trouver votre mot de passe…

Une autre astuce est de remplacer certains caractères par d’autres qui se ressemblent, par exemple le O remplacé par un 0, ou le S par $, etc…

De plus en plus, on voit apparaître des « PassPhrase » en lieu et place des « PassWord », ce sont des mot de passe très longs, 20 ou 30 caractères, un extrait de texte, un poème (court), etc… Souvent, il est plus facile de se souvenir de ce type de mot de passe que d’un très court…

Aussi, il est recommandé de changer régulièrement de mot de passe (tous les six mois par exemple). Cela permet, en plus d’exercer la mémoire, d’écourter le temps pendant lequel un « hacker » peu accéder à vos informations. Il faut prendre en compte que des personnes malveillantes peuvent installer dans des ordinateurs dits « publics » (cyber cafés, bibliothèques, etc..) des programmes appelés « keylogger » qui enregistrent toutes les frappes de touches du clavier.

Une petite anecdote : en 2011, parmi les mots de passe les plus utilisés, on trouve encore: password, 123456, 123456789, qwerty, azerty, abc123, letmein, sesameouvretoi, ….

Une page intéressante pour tester la fiabilité d’un mot de passe (il faut uniquement entrer le mot de passe, rien d’autre, et celui-ci n’est pas enregistré sur le site). Une autre du même type, et celle de Microsoft (il peut être intéressant de tester son mot de passe dans les trois sites ;-) ).

Vidéo: une conférence de Conrad Wolfram

Une conférence de Conrad Wolfram, fondateur de Wolfram Research, éditeur du logiciel Mathematica et du site internet Wolframalpha.com (entre autres choses) sur ce que devrait être, selon lui, l’enseignement des mathématiques.

La conférence est en anglais, mais d’un niveau compréhensible, le texte intégral est téléchargeable sur le site. Son point de vue reste très personnel, surtout venant de celui qui vend le logiciel Mathematica, et il faut prendre en compte qu’il parle essentiellement des mathématiques aux Etats-Unis. Cependant, il pose de vraies questions que l’on ne peut pas ignorer sur l’enseignement des mathématiques à l’heure actuelle.

SOS TUIC : Optimiser une recherche sur internet

Rechercher une information sur Google est devenu, 14 ans après le lancement du moteur de recherche, une tâche des plus compliquée.

Entre les sites qui paient pour apparaître dans les résultats, les sites « fantômes » qui ne contiennent en fait aucune information mais qui, en utilisant les failles de l’algorithme du « googlebot » arrivent à se placer dans la liste, et les sites comme Wikipedia qui, par leur succès, occupent rapidement les premiers résultats, il est parfois difficile de trouver ce que l’on cherche.

Les conseils ci-dessous concernent essentiellement le moteur de recherche Google mais beaucoup sont transposables pour les autres sites de ce type.

Tout d’abord, Google ne tient pas compte de la casse des lettres (majuscules, minuscules) mais il est recommandé de faire ses recherches en minuscules. Par contre, ce moteur de recherche tient compte des accents, même si les résultats sont très semblables. Il est donc préférable d’effectuer les recherches avec et sans accents. Aussi, l’ordre des mots est important.

Pour affiner une recherche, il peut être utile d’exclure des mots, ou au contraire d’obliger le moteur à rechercher des pages contenant certains mots, ou certains groupes de mots. Par défaut, Google recherche les pages contenant tous les mots qui sont placés dans la barre de recherche. Mais si on veut par exemple chercher les pages contenant les mots « maison » et « théâtre » écrit comme cela et pas d’une autre façon, il faudra entrer les mots clés : maison +théâtre, avec un « + » devant le mot dont on veut absolument cette orthographe (les pages contenant le mot « theatre » sans les accents correctes n’apparaîtront pas).

 Si on veut les pages contenant les mots « économie », « PIB » mais pas le mot « France » par exemple, on écrira dans la barre de recherche: économie PIB -France . Pour rechercher une séquence de mots qui doit respecter un ordre précis, il faut mettre les mots clefs entre guillemets:  » … « On peut aussi faire une recherche sur un mot et ses synonymes, pour cela il faut placer un « tilde » devant le mot: ~maison.  Pour effectuer une recherche dans les pages d’un site spécifique, et seulement ce site, il faut taper, par exemple: mathématiques +site:www.lemonde.fr .

Une commande importante est la commande « info », elle permet d’obtenir une liste d’informations sur un site précis, comme par exemple les sites qui sont similaires au site cherché, ou encore les pages internet qui contiennent un lien vers le site cherché, etc.. La syntaxe est :   info:www.classesnumeriques.net  par exemple.

Le mot de la semaine: Informatique dans les Nuages

Et non, rien à voir avec Casimir ou ses cousins en train de taper sur un ordinateur assis sur un nuage (pour ceux nés avant 1985…), le « Cloud Computing » est quelque chose de très sérieux sur lequel nous nous arrêterons cette semaine.

Le principe est relativement simple: Délocaliser sur des serveurs accessibles par internet le contenu de votre disque dur ! Et par contenu, on entend: Fichiers (textes, tableurs, musique, vidéos, photos, etc…) et aussi Programmes (Traitements de textes, Tableurs, Retouche d’images, Gestion de Calendrier, Suites bureautiques en tous genres, etc…).

Ces ressources sont ensuite accessibles avec n’importe quel ordinateur, qui n’a donc plus besoin d’avoir dans son disque dur tous ces fichiers, quelques Giga-octets de moins à transporter (en même temps, c’est pas si lourd un Giga-octet, même si c’est un million de fois plus lourd qu’un Kilo-octet…). On voit tout de suite les gains obtenus: poids et rapidité de la machine, et accessibilité 24/24h n’importe où sur cette planète à ces documents. Ces serveurs deviennent ainsi les fameux « nuages ». Ce concept est tout à fait adapté aux nouveaux outils du XXIe siècle: les tablettes, les netbooks et les smartphones.

Bien sûr, cela suppose beaucoup de contraintes techniques: Un appareil (ordinateur, tablette ou tout autre appareil) constamment connecté à internet, des serveurs accessibles 24h/24 par internet, qui ne prennent pas de pause, qui ne nécessitent pas de maintenance « lourde », des méthodes de cryptographie (codage sécurisé) infaillibles, beaucoup d’espace de stockage sur ces serveurs, beaucoup d’électricité et une confiance aveugle dans l’entreprise qui gère vos documents et vos souvenirs numériques.

Même si cela a un coup pour l’utilisateur (lien en anglais), le fait de concentrer les ressources sur des serveurs et ainsi d’optimiser leur utilisation et les efforts de maintenance permettent à chacun d’y gagner, enfin, surtout aux gros consommateurs que sont les entreprises et les gouvernements. Par exemple, le gouvernement américain prévoit d’économiser plusieurs dizaines de milliards de dollars sur son budget annuel de 120 milliards en informatique grâce aux économies de maintenance, d’achat de licence de programmes, de matériel, etc….

Pour les particuliers, il n’est pas sûr que payer un loyer mensuel (qui peut être de 30 ou 40 dollars par mois) pour un serveur externalisé, soit meilleur marché que d’avoir son disque dur externe à côté de l’écran et une clé USB pour transporter ses documents.

Les entreprises pionnières sur le marché des services en « Cloud Computing » sont Amazon (avec son Elastic Compute Cloud), Google (avec Google Aps), Microsoft (avec Azure et Office 365) et Apple (avec, vous l’aurez deviné, iCloud).

Un document intéressant sur le « Pour ou Contre le Cloud Computing » sous forme d’une carte mentale.

Arrêt sur site: Eduscol – Maths

Eduscol, le site du Ministère de l’Éducation Nationale dirigé aux professionnels de l’éducation, contient des sites disciplinaires qu’il est recommandé de visiter régulièrement. On y trouve les programmes officiels par matières, les documents d’accompagnement, et quantité d’informations relatives à chaque discipline. Une vraie mine à explorer sans retenue !

Ce mois-ci, regardons de plus près le site disciplinaire Mathématiques d’Eduscol. On y trouve un moteur de recherche concernant les activités TUIC en mathématiques (ainsi qu’une base de donnée d’activités proposées par les académies), la lettre TicEdu Mathématiques, un article sur la dernière version de Geogebra, sur l’utilisation du TBI en cours de mathématiques ou encore l’utilisation d’un ENT (Environnement Numérique de Travail) en mathématiques (ci-dessous)