Révolution technologique à l’université

Un article très intéressant sur l’avenir des cours magistraux à l’université (www.lemonde.fr):

Lire l’article

Extrait: « On constate depuis peu les prémices d’un séisme à fort potentiel dévastateur. En octobre 2011, deux professeurs de l’université Stanford (Californie), Sebastian Thrun et Peter Norvig, ont ouvert leur cours d’introduction à l’intelligence artificielle à des étudiants du monde entier. Quelque 160 000 élèves se sont inscrits…Des étudiants afghans ont affronté les conditions d’un pays en guerre pour envoyer leurs devoirs depuis des cafés Internet. »…

Le mot de la semaine: Netiquette

Le mot « Netiquette » vient de la combinaison de « Net » et « Étiquette » (certains y voient aussi le mot « éthique »). Il s’agit de la liste des règles de politesse nécessaires à l’utilisation correcte des moyens de communication modernes, l’Internet, les emails, les forums et, plus récemment, les réseaux sociaux.

Née au milieu des années 90, rédigée par un cadre de la compagnie Intel, la netiquette a été traduite en français en 1995 et vous pouvez lire sur cette page la version de juin 1996 traduite par des enseignants de l’université de Jussieu, à Paris.

Pour faire très court, on peut résumer la Netiquette par la phrase suivante: « Ce que vous ne feriez pas ou ne diriez pas en présence de votre interlocuteur ne doit pas s’écrire sous le prétexte que c’est par internet ».

La Netiquette va plus loin que la simple politesse nécessaire aux échanges entre deux personnes. Elle concerne aussi, par exemple, les pièces jointes à un email : utiliser des formats lisibles par tous les ordinateurs, comme le Pdf ou l’Html; veiller au poids de ces pièces jointes, pour ne pas saturer la boite de réception du destinataire; ne pas oublier la signature et le sujet de l’email; choisir correctement si les destinataires sont à mettre en Cc (Copie carbone, c’est à dire Copie à l’identique) ou BCc (« Blind » Copie, Copie Aveugle:  les destinataires ne verront que leur nom dans la liste), et beaucoup d’autres conseils.

Le mot de la semaine: Creative Commons

De plus en plus de sites internet, de livres, de documents en téléchargement affichent un logo de ce type:

Ce type de logo signifie que le site (ou le document) est publié sous une licence de type « Creative Commons« .

L’organisation Creative Commons est une association à but non lucratif qui a créé plusieurs types de licences, afin que les particuliers puissent publier, sur internet ou non, leurs productions, en leur donnant un certain cadre légal, et sans avoir à passer par les droits de propriété intellectuelle de leur pays, une procédure généralement lourde et restrictive.

Six licences sont proposées résultant de la combinaison de quatre options:

Ces symboles sont souvent remplacés par des sigles : Paternité (BY), Pas de modifications (ND), Pas d’utilisation commerciale (NC), Partage à l’identique (SA).

Extrait du site « creativecommons.fr »:

  1. Paternité (BY): Le titulaire des droits autorise toute exploitation de l’œuvre, y compris à des fins commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, dont la distribution est également autorisé sans restriction, à condition de l’attribuer à son l’auteur en citant son nom. Cette licence est recommandée pour la diffusion et l’utilisation maximale des œuvres.
  2. Paternité + Pas de Modification (BY ND) : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales), mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivées.
  3. Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale + Pas de Modification (BY NC ND) : Le titulaire des droits autorise l’utilisation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivés.
  4. Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale (BY NC) : le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’il ne s’agisse pas d’une utilisation commerciale (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).
  5. Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale + Partage à l’Identique (BY NC SA): Le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale.
  6. Paternité + Partage à l’Identique (BY SA) : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales) ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale. Cette licence est souvent comparée aux licences « copyleft » des logiciels libres. C’est la licence utilisée par Wikipedia.

A visiter: une page de « FAQ » sur les licences Creative Commons.

En préparant la rentrée

L’un des grands classiques du professeur à la veille de la rentrée est de retrouver dans ses affaires – son disque dur – un dossier nommé « A faire » où il est resté quelques tâches qui ont été reléguées en bas de liste face aux urgences du brevet des collèges, du baccalauréat, commission d’appel  et autres joyeusetés des mois de juin-juillet.  Rien de mieux en ce début d’année sans copie que de prendre le temps de mettre en ligne cette production d’élèves de 4ème réalisés en IDD à Mexico. Si, si, il y a encore des itinéraires de découverte de ce côté-ci de l’Atlantique. Regards croisés d’une professeure de lettres, Angélique ROSSET et d’une professeure d’histoire géographie, Cécile MEDINA, sur l’histoire du XIXème, faite de scandales politiques, littéraires ou financiers, relayées par une presse naissante qui façonne peu à peu une opinion publique.  L’intégralité des productions des élèves est visible ici. Bonne lecture et bonne  rentrée.