Mindmaping avec googledrive

imgresUne très bonne nouvelle pour tous les utilisateurs de cartes mentales et autres schémas heuristiques. Il est désormais possible d’intégrer dans les documents partagés du google drive, utilisé dans sa version Education dans mon établissement, des modules de cartes mentales qui permettent aussi bien le travail à plusieurs que la conservation de document. Il s’agit par exemple de Lucidchart,MindMup ou Draw.io.  Un article de cursus.edu explique, tutoriel video à l’appui comment réaliser l’installation du module mindmeister qui permet la conversion de textes à puces en carte mentale ou l’exportation de liste à puces à partir d’une carte mentale (comme le fait par exemple Freemind). Il suffit, une fois connecté au drive, de cliquer sur créer, puis de choisir dans le menu « connecter plus d’applications » pour accéder au catalogue des applications agissant en interface avec le drive. Pour compléter cet article, un test de chacun de ces applications aurait été intéressant. A suivre donc.

Un petit guide des logiciels libres

Heckert_GNU_white.svgUne belle ressource en ligne pour tous les adeptes des logiciels libres. L’académie de Grenoble vient de mettre en ligne un petit guide des logiciels libres à utiliser sans modération et téléchargeable ici.. Dominique BOUGAREL propose, après une webographie très utile, une présentation des principaux logiciels libres utiles à tout formateur ou apprenant. Parmi les découvertes pour le rédacteur de ce billet, le logiciel CDex, un convertisseur de format audio qui offre un bon complément au désormais classique audacity. Même s’il manque la version Mac de ce bel outil… une fois n’est pas coutume.

ACTUALITES : MOOCs printaniers

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Qui a dit que les mois de mai et juin étaient des mois creux dans le monde la formation? FUN…FUN…FUN… Avec un acronyme pareil, la plateforme MOOC (pour mémoire Massive Open Online Courses, soit en français « Cours en ligne ouverts à tous ») lancée en octobre 2003 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a placé le curseur assez haut.

Parmi les dernières propositions en ligne signalées par Netpublic, deux cours de l’ENS Cachan ont particulièrement retenu notre attention, au point d’avoir déclenché un réflexe avide d’inscription avec un triple objectif

- se former bien sûr à de nouvelles connaissances et compétences

- apprendre à créer un MOOC

- réfléchir également aux critères d’évaluation possibles pour un MOOC

Le premier cours retenu est intitulé « Monter un MOOC de A à Z« (Début des cours le 11/05, fin des inscriptions le 29/06), le second ‘Enseigner et Former avec le numérique » (Début des cours le 30/04, fin des inscriptions le 21/06).

L’inscription est aisée, la confirmation immédiate. A suivre donc…

Les poilus de Valence (Espagne)

poilu01C’est l’enseignement d’exploration Littérature et Société qui sert de cadre à un nouveau projet TUIC « Les poilus de Valence ». L’idée de départ qui a séduit 6 enseignants et une quarantaine d’élèves est simple : décrypter la plaque commémorative suspendue à l’entrée du lycée et sur laquelle la « colonie française de Valence » rend hommage à 11 soldats « Morts pour la France ». A partir de l’enquête réalisée, les élèves vont construire un parcours de mémoire qui s’appuiera sur

  • Une production éditée «Les Poilus de Valence» qui propose des créations littéraires des élèves réalisées à partir de l’étude des traces laissées par ces soldats.
  • Un voyage de mémoire  dans le nord-est de la France sur les traces des Poilus de Valence.
  • L’animation de séances d’Histoire des Arts en classe de 3ème par des élèves de seconde sur des œuvres liées à la Grande Guerre.
  • L’animation de séances en classe de CM2 par des élèves de seconde sur l’étude d’une trace de la 1ère guerre mondiale.
  • La tenue d’un carnet de bord numérique qui retrace les étapes du projet
  • A la rentrée 2014, la formation d’élèves d’autres établissements à l’exploitation d’un monument aux morts.
  • Organisation de micro-événements permettant d’exploiter les résultats des recherches et de les présenter à la communauté éducative.

L’aventure est à suivre ici.

Mot de la semaine : Web invisible

Il ne manquait plus que cela! La plus grande partie des ressources mis en ligne sur internet sont en fait invisibles pour les utilisateurs lambdas que nous sommes! Cette expression de web invisible nous a sauté au visage lors du stage COTICE dont nous vous avons déjà parlé Vincent et moi sur ce site. Alors quid de ce web invisible … soit des milliards de pages de données quand même !

Votre serviteur qui a passé des nuits a cliqué sur l’adresse de ce site pour le faire monter dans le classement des sites par google le sait bien, c’est le référencement qui permet l’accessibilité. Autrement dit, les bases de données non référencées tombent du côté obscur de la force… enfin du côté invisible du web. Soit parce qu’il s’agit là d’une volonté première du producteur de données (site payant ou protégé par des mots de passe), soit parce que le contenu n’est pas dynamique – autrement dit sans lien externe – et n’est pas repérable par les robots qui sillonnent en permanence la toile. Cette invisibilité, si elle reflète le jeu de l’offre et de la demande, est pourtant regrettable puisque c’est souvent dans le web invisible que se cachent des informations de qualité. Des solutions existent pourtant pour rendre l’invisible visible (Gérard Majax sort de ce clavier!). DADI est par exemple l’un des moteurs de recherche qui vous propose l’exploration du web invisible. Je ne peux que vous inviter à ce travail d’alchimiste numérique en cliquant ici.

Mot de la semaine : QRcode

Cela fait un petit moment que j’ai remarqué sur des affiches et autre flyers ce petit carré qui me rappelait mes observations microscopiques de lycéen au coeur des cellules. Rien donc à voir bien sûr avec des mitochondries puisqu’il s’agit d’un QR code, acronyme de Quick Response Code. Le QR code est un code libre né au Japon en 1999. Son usage s’intensifie au fur et à mesure de l’usage des smartphones. L’idée est simple : comment relier l’univers physique à l’univers numérique, comment transmettre des informations sur papier à la mémoire de son téléphone. Imaginons des cas concrets : un plan de quartier, une affiche annonçant un spectacle, des horaires d’ouverture de bibliothèque, la liste des documents à fournir pour une inscription. On peut bien sûr recopier à la main cette liste, ou faire une photographie de ce document avec la caméra de son téléphone portable, ou bien alors grâce toujours à la caméra de son smartphone « scanner » ce petit carré à la manière d’un code barre d’un produit de supermarché. A la différence que ce petit carré contient bien plus d’informations qu’un prix. Par exemple, un lien internet qui peut vous amener vers un site, une vidéo, des contenus interactif. Le QR code qui sert d’ailleurs d’illustration à ce mot de la semaine a été créé en un coup de clavier et renvoie au site classesnumeriques.net. Pour en savoir plus sur le QRcode, je vous renvoie sur le site qrcode.fr qui propose tutoriel video, application pour fabriquer un QRcode, liste de téléphones portables compatibles, une mine.

En préparant la rentrée

L’un des grands classiques du professeur à la veille de la rentrée est de retrouver dans ses affaires – son disque dur – un dossier nommé « A faire » où il est resté quelques tâches qui ont été reléguées en bas de liste face aux urgences du brevet des collèges, du baccalauréat, commission d’appel  et autres joyeusetés des mois de juin-juillet.  Rien de mieux en ce début d’année sans copie que de prendre le temps de mettre en ligne cette production d’élèves de 4ème réalisés en IDD à Mexico. Si, si, il y a encore des itinéraires de découverte de ce côté-ci de l’Atlantique. Regards croisés d’une professeure de lettres, Angélique ROSSET et d’une professeure d’histoire géographie, Cécile MEDINA, sur l’histoire du XIXème, faite de scandales politiques, littéraires ou financiers, relayées par une presse naissante qui façonne peu à peu une opinion publique.  L’intégralité des productions des élèves est visible ici. Bonne lecture et bonne  rentrée.

Toilettage du site classesnumeriques.net

L’avantage des stages et des examens du baccalauréat décentralisé à 2.000 km de Mexico, c’est qu’ils obligent les rédacteurs de ce site à passer de longues heures côte à côte dans des avions, des aéroports, au bord d’une piscine, bref de longues heures donc qui ont entre autres abouti à une refonte de l’organisation de ce site. Voici les grandes lignes de ce toilettage de « verano« .

Le bouton d’accueil a disparu. Pour revenir à la première page, il suffit de cliquer sur le titre du site ou sur le bandeau bleu représentant un clavier.

PédagoTUIC rassemble les réflexions, documents, séquences, propositions sur la plus-value apportée par les TUICs dans la mise en oeuvre de compétences transversales.

Tutoriels proposent comme son nom l’indique des tutoriels des logiciels, plateformes, outils techniques utilisables en classe numérique

Séquences TUIC est un espace disciplinaire qui met à disposition des propositions de séquences intégrant les TUICs.

Projets TUIC est un espace de présentation de projets réalisés par des élèves du lycée franco-mexicain, et on l’espère bientôt du lycée français de Valencia.

T de TUIC revient sur les aspects techniques de la mise en oeuvre des TUICs du lexique aux logiciels en passant par le tableau numérique et l’organisation des salles de classe.

Formations propose des compte-rendu de formations reçues ou organisées par les contributeurs du site

Newsletter vous permet de retrouver les différents numéros de notre lettre d’informations « cl@sses numériques »

Qui sommes nous? enfin est la traditionnelle rubrique de présentation des auteurs de ce site.

Les catégories proposées dans le menu de droite permettent une navigation transversale parmi les articles publiées régulièrement.

Nous espérons que cette nouvelles organisation rendra la lecture de ce site plus fonctionnelle et agréable.

Atelier TUICs : rendre la recherche efficace

Autre atelier qui a occupé une petite équipe de collègue : mener une recherche internet efficace. Là encore, pas assez de temps pour faire le tour de la question, mais l’occasion cependant de préciser quelques grands axes à développer éventuellement dans les journées de pré-rentrée, en accompagnement personnalisé ou au sein des conseils d’enseignement.

La recherche, ça s’apprend. Les collègues sont conscients de l’importance d’apprendre aux élèves à faire des recherches, apprentissage qui doit être progressif, accompagné et évalué. Comme beaucoup de compétences transversales, on ne sait pas exactement qui fait quoi et quand, autrement dit, l’idée d’une progression annuelle et par cycle dans l’acquisition de cette compétence fondamentale doit être promue fortement. Le projet d’établissement peut même l’intégrer.

Le travail sur les sources. Le travail sur des sites internet doit impérativement impliquer un travail sur les sources, travail également progressif, construit autour de deux pôles : la fiabilité et la pertinence. A ce titre, un soin tout particulier doit être apporté à Wikipedia. On ne peut pas balayer d’un revers de clavier cette source souvent première utilisée par les élèves. Là encore, tout un travail est à construire pour expliciter le fonctionnement de ce site, en montrant le système utilisé pour valider les informations, l’historique, les polémiques, etc…

Utiliser un moteur de recherche est une compétence qui s’apprend. Vincent a déjà eu l’occasion de préciser des pistes dans un article. Reste que la maîtrise des opérateurs booléens, de la fonction de recherche avancée, des différentes versions nationales, de la recherche par mot clef est encore mal assurée par les élèves comme par les collègues. Là aussi, progression et explicitation sont indispensables.

Guider la recherche. Une recherche est d’autant plus efficace quand ses objectifs sont clairement définis. L’objectif est-il la sélection d’information, la confrontation d’information, la validation d’un site, le repérage de point de vue, la sélection de site, l’élaboration d’une sitographie? La recherche peut être guidée soit par un questionnaire soit par la présentation aux élèves d’une liste de sites dans lesquels rechercher des informations.

Construire ses propres portails. La présentation du fonctionnement de netvibes a particulièrement intéressé les collègues. Nul doute qu’il y a là une piste importante à explorer par équipe pédagogique, en TPE, en Accompagnement Personnalisé, au CDI ou à titre personnel. La construction d’un portail d’établissement peut aussi être un enjeu du projet d’établissement, portail qui sert ensuite de page d’accueil sur tous les ordinateurs du lycée.

Connaître les ressources. La mutualisation de la connaissance des sites de ressources documentaires doit être une priorité. Trop de temps est perdu à chercher des sites efficaces pour organiser le travail des élèves. Une simple recherche de type netvives + latin ou netvibes + ECJS permet de trouver des portails déjà élaborés par des collègues et offrant de remarquables sitographies et des veilles intéressantes.

Eduquer aux aspects juridiques de l’usage d’internet. Ce travail peut commencer par la lecture du guide juridique de l’internet scolaire.

Le schéma heuristique ci-dessous reprend les principaux axes évoqués dans l’atelier.

Ateliers TUICs : écrit et TUICs

Même principe que les ateliers précédents. Une table ronde, un animateur, des collègues venus avec des questions, des enthousiasmes et des doutes échanger sur le thème des TUICs et de l’écrit. Les élèves écrivent-ils plus ou moins à cause ou grâce aux TUICs? Comment concilier l’introduction des ordinateurs dans les cours avec le fait que les évaluation finales du baccalauréat ont toutes lieu par écrit à la main? Quelle plus-value au final peuvent apporter les TUICs dans les pratiques d’écriture? Le temps dont nous avons disposé était bien entendu trop court pour apporter des réponses fermes à ces interrogations. Néanmoins quelques pistes semblent prometteuses.

. Les TUICs et le brouillon : construire une séance avec une production d’élèves intégrant les TUICs posent la question du brouillon. Par exemple, la réalisation d’un diaporama sur ordinateur passe par sa réalisation sur papier, par écrit, au brouillon. Un enregistrement pour un oral non spontané (de type oral du bac en français) passe également par la rédaction d’un brouillon papier. C’est, semble-t-il, le déroulement classique : le brouillon à la main, la production finale à l’ordinateur. L’honnêteté consiste d’ailleurs à reconnaître que les élèves zappent parfois cette étape préliminaire du brouillon papier et se lance immédiatement dans les logiciels avec les résultats décevants que l’on connaît sur le contenu des travaux réalisés. Le brouillon papier est donc une étape formatrice.

Cependant, il semblerait également TRES intéressant  de ne pas considérer que l’ordinateur – parce que les logiciels permettent une présentation plus soignée, plus esthétique et finalement plus habituelle – doive forcément être le support de la production finale. Le travail au brouillon peut également devenir le moment des TUICs par ce qu’il offre comme possibilité de réorganisation, de réécriture, de conservation des modifications, de collaboration. La production finale à la main étant la dernière étape. Autrement dit, l’intégration des TUICS dans une séquence passe par une question simple : interviennent-ils au stade du brouillon, au stade final, dans les deux? Le simple fait de se poser la question devrait permettre d’engendrer de nouvelles pratiques.

. Les TUICs et la maîtrise de l’orthographe : les traitements de texte offrent des correcteurs d’orthographe. Apprendre à passer d’un correcteur en langue française à un correcteur en langue espagnole ou anglaise est une compétence qui doit être travaillée. De même, apprendre à utiliser les aides orthographiques proposées, à réagir au soulignement d’un mot, à faire des choix dans des menus correctifs proposés, toutes ces compétences importantes ne s’acquièrent pas par la pensée magique. Les textes rendus par les élèves sous forme numérique ne comportent pas moins de fautes d’orthographe ou de syntaxe que les textes rédigés à la main par les élèves. C’est parfois même le contraire. Les outils dont disposent le traitement de texte sont cependant des aides formidables à la maîtrise de la langue… à condition que des temps de formation des élèves soient pris en charge. Une piste pour l’accompagnement personnalisé?

. Les TUICs et la réécriture : tous les enseignants ont été confrontés à la difficulté de faire refaire un travail aux élèves. Réécrire reste un activité pénible pour beaucoup d’élèves, pénibilité qui devient moins forte lorsqu’il s’agit d’améliorer un texte tapé dans un traitement de texte. Les fonctions de « suivi de modifications » offert par les traitements de texte offrent des pistes très intéressantes d’amélioration des textes écrits en conservant une trace des erreurs tout en permettant d’un simple clic d’aboutir à un texte propre une fois les modifications apportées.

. Les TUICs et les documents collaboratifs : faire écrire à des élèves un texte commun, une présentation commune ou compléter un tableau à plusieurs chacun de chez soi est possible grâce à des outils de partage de documents comme google doc devenu tout récemment google drive. Là aussi le potentiel pédagogique de cet outil semble énorme puisque non seulement on décide des personnes qui sont autorisées à participer à ce travail collaboratif, mais aussi on conserve une trace de l’historique et de toutes les modification apportées (et identifiées par le nom de leur auteur).

. Les TUICs et les réseaux sociaux : l’essentiel de la production écrite des élèves sur internet passe par les réseaux sociaux, de type facebook. Comment intégrer les réseaux sociaux dans une pratique pédagogique? Les questions sont très nombreuses. Une piste peut-être avec l’expérience twitter menée par une collègue.

Le schéma heuristique ci-dessous reprend les différents moments de nos échanges.