Mathématiques

 

Quand Stéphane m’a proposé de participer à l’expérience des classes numériques, en 2009, j’ai tout de suite imaginé l’étendue des possibilités d’un cours de maths où chaque élève aurait accès à la capacité de calcul, de simulation, de conjecture, de représentation que lui offre l’ordinateur.

En plus de tous les avantages généraux décrits dans la page de présentation du projet, les conséquences sur un cours de mathématiques sont nombreuses, à condition de respecter une règle importante dans les classes numériques: Il faut se poser la question, pour chaque cours, si l’ordinateur apportera quelque chose ou pas. L’objectif n’est pas l’utilisation de l’ordinateur à tout prix, mais son intégration réfléchie dans l’enseignement de tous les jours (et non pas une fois toutes les deux semaines après avoir réservé la salle informatique !).

Il y a donc certaines constantes dans ma manière d’enseigner en classe numérique par rapport aux années qui précédent le projet. Par exemple, les cours qui ne sont pas donnés en téléchargement aux élèves sont écrits dans un cahier (ou un classeur), et pas à l’ordinateur. Il en est de même pour les exercices, qui sont rédigés dans un cahier. Les devoirs à la maison, même s’ils contiennent généralement une ou plusieurs production informatique (fichier tableur, de géométrie dynamique ou un algorithme), sont rendus sur papier. Enfin, les devoirs en classe sont toujours faits sur feuille, et là encore si un document informatique est à produire, les élèves le produisent pendant le contrôle et le rendent à la fin du devoir. Cette dernière partie est importante car, pour l’instant, le baccalauréat est toujours présenté en mathématiques à l’écrit, donc les élèves ne doivent pas perdre cette habitude.

L’ordinateur est donc utilisé comme une « super calculatrice » aux possibilités quasi-illimitées (pour ce qui est du cours de maths) et disponible quand on en a besoin, à n’importe quelle heure du cours de maths de la semaine.

Enfin, il faut prendre en compte la part de plus en plus importante des TUIC dans les programmes officiels de mathématiques, notamment des classes de lycée qui mentionnent l’utilisation régulière de l’algorithmique, du tableur et des logiciels de géométrie dynamique. Les classes numériques s’intègrent parfaitement dans les nouveaux programmes.

Quelques petits « trucs » sont utilisés en classe pour le bon déroulement du cours et pour éviter les abus de la part des élèves, comme leur demander de baisser le « capot » de l’ordinateur (l’écran) quand on ne l’utilise pas, se déconnecter physiquement de l’internet (en retirant le câble) quand on n’en a pas besoin, etc…

Dans les pages suivantes, qui seront complétées au fur et à mesure, vous trouverez des exemples d’utilisation de l’outil en classe numérique en seconde et première, une page sur les logiciels que j’utilise en mathématiques et un article sur le livre numérique.

V. Guimer, Mathématiques.

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