Travailler l’écrit

 

Les élèves écrivent-ils plus ou moins à cause ou grâce aux TUICs? Comment concilier l’introduction des ordinateurs dans les cours avec le fait que les évaluation finales du baccalauréat ont toutes lieu par écrit à la main? Quelle plus-value au final peuvent apporter les TUICs dans les pratiques d’écriture? Le temps dont nous avons disposé était bien entendu trop court pour apporter des réponses fermes à ces interrogations. Néanmoins quelques pistes semblent prometteuses.

. Les TUICs et le brouillon : construire une séance avec une production d’élèves intégrant les TUICs posent la question du brouillon. Par exemple, la réalisation d’un diaporama sur ordinateur passe par sa réalisation sur papier, par écrit, au brouillon. Un enregistrement pour un oral non spontané (de type oral du bac en français) passe également par la rédaction d’un brouillon papier. C’est, semble-t-il, le déroulement classique : le brouillon à la main, la production finale à l’ordinateur. L’honnêteté consiste d’ailleurs à reconnaître que les élèves zappent parfois cette étape préliminaire du brouillon papier et se lance immédiatement dans les logiciels avec les résultats décevants que l’on connaît sur le contenu des travaux réalisés. Le brouillon papier est donc une étape formatrice.

Cependant, il semblerait également TRES intéressant  de ne pas considérer que l’ordinateur – parce que les logiciels permettent une présentation plus soignée, plus esthétique et finalement plus habituelle – doive forcément être le support de la production finale. Le travail au brouillon peut également devenir le moment des TUICs par ce qu’il offre comme possibilité de réorganisation, de réécriture, de conservation des modifications, de collaboration. La production finale à la main étant la dernière étape. Autrement dit, l’intégration des TUICS dans une séquence passe par une question simple : interviennent-ils au stade du brouillon, au stade final, dans les deux? Le simple fait de se poser la question devrait permettre d’engendrer de nouvelles pratiques.

. Les TUICs et la maîtrise de l’orthographe : les traitements de texte offrent des correcteurs d’orthographe. Apprendre à passer d’un correcteur en langue française à un correcteur en langue espagnole ou anglaise est une compétence qui doit être travaillée. De même, apprendre à utiliser les aides orthographiques proposées, à réagir au soulignement d’un mot, à faire des choix dans des menus correctifs proposés, toutes ces compétences importantes ne s’acquièrent pas par la pensée magique. Les textes rendus par les élèves sous forme numérique ne comportent pas moins de fautes d’orthographe ou de syntaxe que les textes rédigés à la main par les élèves. C’est parfois même le contraire. Les outils dont disposent le traitement de texte sont cependant des aides formidables à la maîtrise de la langue… à condition que des temps de formation des élèves soient pris en charge. Une piste pour l’accompagnement personnalisé?

. Les TUICs et la réécriture : tous les enseignants ont été confrontés à la difficulté de faire refaire un travail aux élèves. Réécrire reste un activité pénible pour beaucoup d’élèves, pénibilité qui devient moins forte lorsqu’il s’agit d’améliorer un texte tapé dans un traitement de texte. Les fonctions de « suivi de modifications » offert par les traitements de texte offrent des pistes très intéressantes d’amélioration des textes écrits en conservant une trace des erreurs tout en permettant d’un simple clic d’aboutir à un texte propre une fois les modifications apportées.

. Les TUICs et les documents collaboratifs : faire écrire à des élèves un texte commun, une présentation commune ou compléter un tableau à plusieurs chacun de chez soi est possible grâce à des outils de partage de documents comme google doc devenu tout récemment google drive. Là aussi le potentiel pédagogique de cet outil semble énorme puisque non seulement on décide des personnes qui sont autorisées à participer à ce travail collaboratif, mais aussi on conserve une trace de l’historique et de toutes les modification apportées (et identifiées par le nom de leur auteur).

. Les TUICs et les réseaux sociaux : l’essentiel de la production écrite des élèves sur internet passe par les réseaux sociaux, de type facebook. Comment intégrer les réseaux sociaux dans une pratique pédagogique? Les questions sont très nombreuses. Une piste peut-être avec l’expérience twitter menée par une collègue.

Le schéma heuristique ci-dessous reprend les différents moments de nos échanges.

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