Le mot de la semaine: Informatique dans les Nuages

Et non, rien à voir avec Casimir ou ses cousins en train de taper sur un ordinateur assis sur un nuage (pour ceux nés avant 1985…), le « Cloud Computing » est quelque chose de très sérieux sur lequel nous nous arrêterons cette semaine.

Le principe est relativement simple: Délocaliser sur des serveurs accessibles par internet le contenu de votre disque dur ! Et par contenu, on entend: Fichiers (textes, tableurs, musique, vidéos, photos, etc…) et aussi Programmes (Traitements de textes, Tableurs, Retouche d’images, Gestion de Calendrier, Suites bureautiques en tous genres, etc…).

Ces ressources sont ensuite accessibles avec n’importe quel ordinateur, qui n’a donc plus besoin d’avoir dans son disque dur tous ces fichiers, quelques Giga-octets de moins à transporter (en même temps, c’est pas si lourd un Giga-octet, même si c’est un million de fois plus lourd qu’un Kilo-octet…). On voit tout de suite les gains obtenus: poids et rapidité de la machine, et accessibilité 24/24h n’importe où sur cette planète à ces documents. Ces serveurs deviennent ainsi les fameux « nuages ». Ce concept est tout à fait adapté aux nouveaux outils du XXIe siècle: les tablettes, les netbooks et les smartphones.

Bien sûr, cela suppose beaucoup de contraintes techniques: Un appareil (ordinateur, tablette ou tout autre appareil) constamment connecté à internet, des serveurs accessibles 24h/24 par internet, qui ne prennent pas de pause, qui ne nécessitent pas de maintenance « lourde », des méthodes de cryptographie (codage sécurisé) infaillibles, beaucoup d’espace de stockage sur ces serveurs, beaucoup d’électricité et une confiance aveugle dans l’entreprise qui gère vos documents et vos souvenirs numériques.

Même si cela a un coup pour l’utilisateur (lien en anglais), le fait de concentrer les ressources sur des serveurs et ainsi d’optimiser leur utilisation et les efforts de maintenance permettent à chacun d’y gagner, enfin, surtout aux gros consommateurs que sont les entreprises et les gouvernements. Par exemple, le gouvernement américain prévoit d’économiser plusieurs dizaines de milliards de dollars sur son budget annuel de 120 milliards en informatique grâce aux économies de maintenance, d’achat de licence de programmes, de matériel, etc….

Pour les particuliers, il n’est pas sûr que payer un loyer mensuel (qui peut être de 30 ou 40 dollars par mois) pour un serveur externalisé, soit meilleur marché que d’avoir son disque dur externe à côté de l’écran et une clé USB pour transporter ses documents.

Les entreprises pionnières sur le marché des services en « Cloud Computing » sont Amazon (avec son Elastic Compute Cloud), Google (avec Google Aps), Microsoft (avec Azure et Office 365) et Apple (avec, vous l’aurez deviné, iCloud).

Un document intéressant sur le « Pour ou Contre le Cloud Computing » sous forme d’une carte mentale.

Classes numériques en 3 minutes chrono!

Rien de tel qu’un galop d’essai par le professeur en vacances avant de se lancer en « live » dans une activité de production TUIC avec ses élèves. En attendant donc Atlanta et ses reportages « made by 2nde 9″, un petit film sans prétention pour expliquer en 3 minutes en quoi consiste le projet classes numériques au Lycée franco-mexicain. Tout n’est pas encore parfait, notamment la bande son, mais je crois ce travail présentable en ligne.

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Classe numérique : un projet de développement durable ?

Jamais facile cette leçon introductive sur le développement durable pour les élèves de seconde qui n’ont pas bénéficié du nouveau programme de collège et du cours de 5ème sur cette notion. Alors pour passer de la théorie des 3 conditions du développement durable et faire prendre conscience qu’il s’agit d’un équilibre et d’une tension permanente entre 3 piliers, j’ai proposé aux élèves de réfléchir en quoi le projet de seconde numérique pouvait relever du développement durable en relevant leurs arguments dans un tableau à double entrée : les trois piliers d’une part en colonne, les arguments prouvant la dimension durable, mais aussi leurs limites en ligne. Par des flèches, lors de la mise en commun, nous avons montré les points de tensions ou d’équilibre… Un moment intéressant, notamment par les discussions entre élèves.

Le résultat en ligne ici.

 

Pour prolonger ce travail par un Devoir Maison, et pour travailler les compétences de réalisation d’une présentation type power point (aussi bien dans le fond que dans la forme), j’ai proposé aux élèves le travail suivant :

1. Choisir et présenter un projet de développement de leur choix (2 à 4 diapositives)
2. Montrer en quoi ce projet satisfait ou non les 3 piliers du développement durable (3 diapositives)
3. Insister sur les points de tension (1 à 3 diapositives)
4. Proposer une ou deux améliorations pour mieux assurer la dimension durable du projet (1 à 2 diapositives)
5. Proposer les schémas des 3 cercles du développement durable en l’adaptant au projet présenté. (1 diapositive)