Ateliers TUICs : Mettre en place une veille numérique

Pendant cet atelier de1h30, nous avons travaillé sur ce qu’est la veille numérique, échangé sur les différents outils permettant de mettre en place cette veille et nous avons vu comment créer un portail de veille numérique (sur le site Netvibes).

La veille est définie comme « une activité continue et itérative visant à une surveillance active de l’environnement technologique, commercial, etc.. pour en anticiper les évolutions ». Dans notre cas, la veille numérique consiste donc à se tenir informé des évolutions des TUICs dans nos matières respectives et, plus largement, dans l’enseignement.

Les outils permettant d’organiser une veille numérique sont divers:

Les lettres de diffusion: Appelées aussi Newsletters, ce sont des courrier s envoyés par email qui font le point sur les publications d’un site, les discussions en cours sur un thème, les nouveautés logiciels concernant notre matière, etc… L’exemple le plus connu (de par le nombre très important d’enseignants qui la reçoivent) est la lettre de diffusion du Café Pédagogique (voir le site et la page d’inscription aux différentes newsletters du Café Pédagogique). L’inscription est très simple, il suffit de donner une adresse email et de choisir les différentes lettres auxquelles on veut s’inscrire. Le service est entièrement gratuit et plus de 130 000 personnes reçoivent ces lettres.
Un autre exemple est la liste des lettres de diffusion du site Eduscol, classées par matières, appelées « Tic’Edu ».
 

Les listes de discussion: La différence entre une liste de discussion et une lettre de diffusion est qu’une liste de discussion fonctionne par échange d’email entre toutes les personnes inscritent à ces listes. Une fois inscrit, on écrit un email dont le destinataire est l’adresse de la liste de discussion et tous les inscrits à cette liste recevront l’email que vous avez composé. Cela permet des discussions entre collègues d’une même matière, voire d’un même niveau. Par exemple, en mathématiques, il existe une liste appelée MathCollège et une autre appelée MathLyc dont les archives et la page d’inscription se trouvent ici.

L’utilisation d’une liste nécessite l’acceptation de leur charte d’utilisation, envoyée lors de l’inscription, et des règles de base de la Netiquette.
Dès qu’un collègue de notre matière découvre un outil extraordinaire dont l’utilisation dans une certaine matières peut aider à l’apprentissage d’une notion, il peut en faire partager tous les inscrits à la liste. S’engage alors une discussion qui permet d’apprendre beaucoup de choses, le tout sans trop d’efforts puisque l’on reçoit les emails directement. C’est comme cela que j’ai découvert beaucoup de logiciels que j’utilise régulièrement en classe, des sites importants ou des discussions sur les programmes et l’évolution de ma matière, les mathématiques. Aussi, il est possible d’échanger des fichiers entre participants par l’intermédiaire des archives du site ou directement par email entre inscrits.

Les portails de veille: Le plus connu est sans aucun doute Netvibes (qui a déjà fait l’objet d’un article sur ce site), et plutôt qu’un long discours, regardez un exemple de netvibes (en Histoire Géographie) ou un autre netvibes sur les TUICs.
Comme vous le voyez, un « portail de veille » est un site internet regroupant des onglets et des fenêtres contenant soit des liens vers des pages, soit des « flux RSS » (là encore, voir l’article concernant les flux RSS).
Ce type de site internet permet, en un coup d’oeil, de surveiller plusieurs sites, de voir des fils d’information continue (flux), etc…
Là, la veille est plus active qu’avec les deux outils précédents, l’enseignant doit aller sur les sites Netvibes qu’il surveille, ou alors sur son Netvibes. Car vous pouvez créer un site Netvibes, dans lequel vous placerez des onglets contenant des sites ou des flux vous intéressant. Dans ce cas, une visite sur votre Netvibes vous permettra de suivre l’actualité que vous avez décidé de suivre.
Je me permets de vous faire partager deux tutoriels d’apprentissage de Netvibes (tutoriel 1 et tutoriel 2) qui, pour l’instant, reste l’outil de veille active le plus efficace. Ces tutoriels ont été créés par une enseignante de l’IUFM d’Aix Marseille, et ces liens nous ont été donnés par le formateur lors du stage de juin 2012 à Quito.
 
Les sites de partage de favoris: Depuis un peu plus d’un an existe un service de partage de favoris très visuel et vraiment pratique, appelé Pearltrees (voir l’article de classesnumeriques.net consacré à ce site). Ce site internet permet à quiconque de partager ses favoris sur internet, c’est à dire les adresses de sites importants ou qui répondent à un thème particulier. Quelle est la différence avec Netvibes me direz-vous? Pearltrees est très visuel, et il permet surtout de créer une arborescence dans l’organisation des favoris.
Voyez ces exemples: Un Pearltrees en mathématiques,  ou celui-ci en histoire géographie.

Le « micro-blogging »: Outil de référence dans le micro-blogging, Twitter permet d’échanger des cours messages (maximum 140 caractères) avec ses abonnés. Une fois le compte créé, on peut recevoir les twits des personnes auxquelles on sera abonné, ou envoyer ses propres twits qui seront alors lu (ou pas) par les personnes qui se sont abonnées à votre compte. L’utilisation se veut la plus simple possible (et elle l’est) mais la quantité d’information peut parfois dérouter.

Veille sur mot-clé : Google propose un service intéressant, mais qui nécessite plus de travail que les méthodes précédentes, appelé « Google Alert« , où vous pouvez surveiller l’internet en fonction de certains mots-clé ou groupes de mots-clé, repérés par ce moteur de recherche, dès qu’ils apparaissent dans une publication. Là encore, la quantité d’informations peut surprendre, à moins d’avoir configuré correctement ses alertes et choisi ses mots-clé de façon pertinente.
L’utilisation est simple, on entre les mots-clé que l’on veut surveiller, puis son adresse email, et voilà ! Il ne restera plus qu’à trier les informations reçues sur votre boite email.

        Les différents outils présentés ci-dessus permettent l’organisation d’une veille numérique efficace, soit en recevant directement les informations, soit en allant les chercher dans des sites dédiés à ce type d’activité. Quelle que soit la méthode que vous utilisiez pour organiser votre veille, n’oubliez que classesnumeriques.net est aussi un outil très efficace concernant tout ce qui tourne autour du numérique en classe  !

Pour terminer, un site intéressant sur le concept de Veille, fait par l’Université de Paris Descartes et un lien vers le site Eduscol concernant « les outils pour la veille ».

Le mot de la semaine: Flux RSS

Les flux RSS se trouvent partout, quasiment tout site internet d’information possède son propre flux RSS (ou plusieurs) qui sont en fait des fichiers informatiques dont le contenu est modifié automatiquement selon les actualisations du site.

Par exemple, les flux RSS du site Eduscol, que vous pouvez lire dans la colonne de droite du site classenumériques.net (en descendant la page).

On reconnait les flux RSS par leur icône orange caractéristique. Pour s’abonner à un flux RSS et pouvoir le lire, il faut un « agrégateur », ou « lecteur » de flux. Un agrégateur peut être  directement un site en ligne (Netvibes par exemple), il peut être intégré à un site internet (comme sur le site classesnumériques.net), certains sites de comptes email (Yahoo, Google, etc..) permettent de lire des flux RSS tout en consultant ses emails.

Quasiment tous les navigateurs internet (Google Chrome, Firefox, Safari, Internet Explorer, etc..) admettent l’installation de lecteurs de flux. Ainsi à chaque fois que vous ouvrez votre navigateur internet, quelle que soit la page que vous vouliez consulter, une barre latérale (ou à un autre endroit de la fenêtre) se met à jour automatiquement avec les derniers contenus du flux auquel vous êtes abonné.

Aussi, vous pouvez installer un « widget » sur votre écran d’ordinateur pour lire des flux, cela est très pratique notamment car on a accès à des informations actualisées simplement en allumant son ordinateur. Enfin, la plupart des téléphones portables de dernière génération possèdent des lecteurs de flux intégrés.

Le podcasting (qui fera l’objet d’un prochain mot de la semaine) est aussi une forme de flux RSS. À noter, RSS signifie RDF Site Summary, et si vous voulez en savoir plus sur ces initiales, cliquer ici.

Le mot de la semaine : widget

Déjà que j’ai du mal avec la profusion des mots en anglais dans le monde des TUIC et les néologismes en toujours, mais si en plus on y rajoute les contractions de mots en anglais, j’abandonne.

Alors widget? Rien à voir bien sûr avec une fille cadette de la famille Jones. Widget vient en effet de la contraction de window (fenêtre) et de gadget. Dans le monde du web première génération, les widgets étaient tous ces petits outils que l’on pouvait insérer dans une interface graphique (les menus déroulements, les boutons, etc…). A l’heure du web 2.0, ce sont tous ces petits outils qui vous permettent d’obtenir des informations comme la météo, les taux de change, le bloc note, un dictionnaire.

Les adeptes d’Apple les ont découvertes dans l’application Dashboard et depuis ils animent netvibes ou les smartphones. Il existe désormais des centaines de widgets!

PS : toutes mes excuses sur l’allusion à Bridget Jones, c’est sans doute la forme journalistique de ce blog qui me fait dérailler ce lundi matin.

Le mot de la semaine : netvibes

« T’as un netvibes? » Après avoir fait répété trois fois cette question à ma voisine lors d’un stage lénifiant, je réponds par la négative. Je n’ai pas ce qui se traduirait par « ambiances du net ». Quelques explications plus tard et un détour par wikipédia et le site officiel de cette application, j’ai désormais moi aussi mon « netvibes ».

Netvibes est donc un portail web personnalisable créé par deux français, mais si, mais si, c’est possible.

L’idée est simple. Permettre à chaque utilisateur de créer un portail public et un portail privé avec les ressources web de son choix. Chaque portail est composé de modules, représentés par des blocs rectangulaires, qui mettent en relation avec d’autres sites, mais aussi des réseaux sociaux, un compte mail POP, etc…).

En France, netvibes est surtout utilisé par les CDI. Vous trouverez ici des dizaines d’exemples de CDI de l’académie de Toulouse. Les différents widgets disponibles sont recensés sur ce site. Tiens widget… un autre mot pour la prochaine semaine.

A vous de jouer. En attendant des tutoriels dans la partie formation, je ne peux que vous inviter à vous lancer. En bonus, une ébauche de netvibes en histoire-géo pour la classe de seconde, vraiment une ébauche. Cela fera l’objet d’un compte-rendu ultérieur.