Le mot de la semaine: Wiki

Wiki, à ne pas confondre avec Wikipedia (qui est un type de Wiki), est le nom donné à un site web dont le contenu des pages et des articles est modifiable par les visiteurs du site, une sorte de travail collaboratif à l’échelle du Web et de la planète.

Le mot a été utilisé pour la première fois par un informaticien qui a créé un site consacré à la programmation appelé WikiWikiWeb, en 1995, et il a été repris depuis par des centaines de sites. Il signifie « rapide » en hawaïen, même si certains le traduisent comme l’acronyme de « What I Know Is ». Il s’agit d’un type de plateforme que l’on peut installer sur un serveur de site web. Les visiteurs peuvent avoir différents niveaux de droits sur la modification du Wiki, certains Wikis demandent de créer un compte utilisateur et d’autres sont ouverts à tous.

Le plus connu de ces sites est Wikipedia, mais il en existe beaucoup d’autres, notamment concernant le numérique. Ici, un exemple de Wiki dirigés aux documentalistes, certaines universités ont leur Wiki (comme par exemple le wiki de l’Université René Descartes, ou celui de l’INSA de Lyon (Institut National des Sciences Appliquées).

Le mot de la semaine : web 2.0

La subtilité vous avait peut-être échappée, mais nous sommes entrés au milieu des années 2000 dans l’ère du web 2.0, faisant de l’ère précédente celle du web 1.0 : la numération n’a absolument rien de réel, mais elle parodie celle des systèmes d’exploitations ou des versions de logiciels comme Mac OS 10.7.2 ou Freemind 0.9.0.

Une fois n’est pas coutume, un wiki (un futur mot de la semaine) vous dit tout sur le web 2.0, mais ce que l’on peut retenir, c’est le rôle joué par les réseaux sociaux dans la popularité de ces applications développées sous forme d’interfaces ou de portails. L’idée est de permettre à l’utilisateur de participer à l’élaboration de contenus et à leur contrôle sans qu’il ait besoin de connaissances techniques importantes. Les blogs, les portails, les sites participatifs en sont de bons exemples. En écrivant ce billet, j’ai soudain en tête des échos de la campagne menée par Ségolène Royal en 2007 qui avait surfé sur le web 2.0 en parlant de démocratie participative et d’expertise citoyenne. Plus efficaces certainement – mais sans doute amplifiées par les médias eux-mêmes web 2.0 – furent les actions menées par les applications du web 2.0 dans ce que l’on a appelé cette année les révolutions arabes. On le voit, le web 2.0 est comme souvent avec le numérique au coeur de discours idéologiques. Reste à séparer le bon grain de l’ivraie.

L’auteur de ce billet qui a sué sang et eau à élaborer un site de mutualisation pédagogique avec dreamweaver peut cependant vous dire que les applications du web 2.0 qui permettent l’élaboration de ce carnet de bord sont d’une simplicité enfantine en comparaison. Plus exactement, les difficultés sont déplacées sur la production des informations plutôt que sur la mise en ligne. Ce qui est sans doute le plus important, et qui devrait inspirer nombre de nos élèves!